Les allergies alimentaires, comment réagir ?

Les allergies dont on parlait il y a encore quelques temps concernaient seulement le pollen et les acariens. Les allergies alimentaires, même si elles existaient, sont aujourd’hui beaucoup pus fréquentes et apparaissent souvent chez les jeunes bébés. Pour vous, maman, une seule priorité : apprendre sans tarder à déceler les symptômes de ce mal pour dépister et supprimer le ou les coupables !

Les allergènes, qu'est-ce que c'est ?
Ce sont de toutes petites molécules que bébé avale (ex : protéine du lait) ou respire (ex : pollens ou poussières) et qui déclenchent dans son organisme une réaction (rougeurs, larmoiement, asthme...). Dans les cas d'allergies alimentaires, les allergènes le plus souvent incriminés proviennent de l'arachide, du lait de vache, du soja, des noix, des oeuf, du blé, du poisson...

Premier indice, la peau de bébé !
Avant tout diagnostic, votre rôle de parents passe par l'observation minutieuse de tout ce qui vous paraît "anormal" dans les réactions de votre petit. Avant l'âge d'un an, c'est facile : les symptômes se manifestent au niveau de la peau dans 80 % des cas par l'apparition de rougeurs ou de petits boutons par plaques.

Passé un an, les symptômes prennent parfois d'autres formes : difficulté à respirer, asthme, troubles digestifs (diarrhées, vomissements...), jusqu'au choc anaphylactique, choc allergique dont l'issue peut être fatale s'il n'est pas soigné à temps... Mais rassurez-vous : vous n’en êtes pas encore là.

Décelez l’intrus
Sauf si bébé fait une crise subite qui vous oblige à foncer chez le pédiatre, vous devez réagir avec méthode à l’apparition des symptômes d’allergies éventuelles. Souvenez-vous du contexte dans lequel cela s’est passé et notez tous les détails : composition du repas, étiquettes des emballages... N’omettez aucun détail : c’est peut-être là que se cache l’indésirable !

Constituez votre dossier
Attention aux détails mais aussi aux fausses pistes. Exemple : si bébé a le visage couvert de boutons après avoir bu son biberon, le lait n'est pas forcément en cause... Pensez aussi qu'il a peut-être "piqué", malgré votre interdiction formelle, une cacahuète à l'apéritif ! Et s'il présente les mêmes symptômes après avoir mangé des œufs ou du poisson, il s'agit peut-être de l'huile d'arachide qui a servi à la confection. Cela vous mettra sur la piste...

Reconnaître les symptômes
Même si seul le pédiatre (ou le dermatologue) est maître en matière de diagnostic, apprenez à identifier les troubles de la peau :

  • Eczéma : plaques rouges.
  • Urticaire : petits boutons qui le "grattent très fort", peau boursouflée par endroits, blanchâtre au centre, plus rouge sur les contours.
  • Oedème : ses lèvres ou ses paupières gonflent de manière spectaculaire.

 
Quelques remèdes
Hygiène à la maison
Dans tous les endroits où séjourne votre tout-petit, traquez poussières, poils de chats ou de chiens et fumée de tabac : toutes les allergies sont liées, qu'elles soient respiratoires ou alimentaires...

Diversification alimentaire
Introduire de nouveaux aliments doit se faire progressivement, quel que soit l'aliment :

  • Pas plus d'un aliment nouveau par jour. Cela vous aidera à identifier le responsable en cas de crise d'allergie.
  • Avant un an, n'introduisez pas les produits les plus allergisants, c'est-à-dire les œufs, ou préparations à base d'œufs, le poisson et les crustacés, le soja, les noix et fruits exotiques tels que le kiwi.
  • Attendez ses trois ans pour lui faire goûter de l'arachide sous forme de cacahuètes.
  • Evitez le lait de vache, au profit de l'allaitement ou de l'utilisation de produits hypoallergéniques.

 
Ne soyez pas excessive, et tout interdire sous prétexte de le protéger d'une éventuelle allergie : beaucoup d’aliments sont indispensables à sa croissance. Et surtout, ne
dramatisez pas : souvent spectaculaire, l'allergie alimentaire est généralement une maladie bénigne et a tendance à se résorber avec l’âge.